Le guide de la Fédération française de tennis pour l'EPS contient deux situations qu'un joueur seul peut reprendre telles quelles.
Le jongle. Un joueur, une balle, pas de filet. « Le joueur doit faire voler la balle sans rebond vers le haut avec la même face de raquette le plus de fois possible. » Consignes : se placer sous la balle et lui donner une trajectoire verticale, adopter une prise neutre pour frapper des deux côtés, tenir le manche avec souplesse, réduire l'amplitude. Critères de réussite du cycle scolaire : 4, 8, 12, puis 16 jongles et plus. Évolutions proposées : un rebond entre les frappes, l'alternance des deux faces — « jeu du jour/nuit ».
« Mon beau muroir ». Un joueur, un mur, une raquette, une balle : « réaliser un maximum d'échanges avec le mur comme partenaire de jeu ». Avec rebond, on se déplace pour frapper après le rebond au sol, en commençant en coup droit, pieds de trois quarts, geste de l'arrière vers l'avant. Sans rebond — c'est la volée —, on se place face au mur, raquette en avant, amplitude réduite, frappe devant le corps. Critères : 6, 8, 10, puis 12 frappes correctes et plus. Évolutions : se rapprocher du mur, alterner coup droit et revers, « matérialiser une hauteur de renvoi sur le mur », puis la réduire.
Cette dernière évolution rejoint ce que les médias de coaching proposent : tracer une ligne à hauteur de filet — 91 centimètres aux poteaux, 86 au centre selon l'annexe fédérale — et jouer dessous.
Des niveaux d'élèves, pas des niveaux de joueurs
Les critères N1 à N4 des fiches fédérales — 4 à 16 jongles, 6 à 12 frappes au mur — sont ceux d'un cycle d'EPS au collège et au lycée. Ce sont des décomptes utilisables dans l'exercice, pour se mesurer d'une séance à l'autre ; ils ne constituent pas un repère validé de niveau pickleball, ne disent rien d'un niveau 3.0 ou 4.0 en compétition, et nous ne faisons aucune correspondance.