Compter ses fautes directes suppose de les classer, et c'est là que l'analyse commence. Un coach relayé par The Dink propose trois causes qui, selon lui, expliquent « la majorité » des fautes directes — l'affirmation n'est pas mesurée, mais la grille est utile pour trier :
Vouloir trop faire. Tirés au large, on tente le passing gagnant au lieu de gagner du temps ; on vise la ligne sur un drop ; on serre tellement une balle basse qu'elle finit dans le filet. Le cadre proposé tient en deux questions : « la balle est-elle au-dessus du filet de votre côté ? Vous pouvez attaquer. Est-elle sous le filet, ou êtes-vous hors position ? Reconstruisez, avec de la hauteur. » C'est une heuristique de coach : une balle basse n'est ni réglementairement ni physiquement impossible à attaquer, elle est seulement jugée moins favorable.
Perdre le fil de l'échange. Le moment que le coach cite en premier est « juste après un bon coup » : on regarde sa balle au lieu de se replacer, ou on décroche parce qu'on croit la balle adverse dehors. La consigne : « jouer chaque balle jusqu'à ce qu'elle rebondisse deux fois ou sorte clairement ».
La tension. Quand le point compte, « la prise se serre, les épaules montent, le geste raccourcit » — et le joueur ne s'en aperçoit pas.
Rien de tout cela n'est une règle du jeu ni une vérité mesurée. Ce sont trois étiquettes que vous pouvez coller sur chacune de vos fautes directes, et c'est précisément ce que ce guide propose de faire.