Les seuls chiffres officiels sur une balle sont ceux de son homologation : un diamètre de 7,29 à 7,54 centimètres, un poids de 22,1 à 26,5 grammes, 26 à 40 trous — repris par le cahier des charges français — et, dans le manuel de USA Pickleball, un rebond de 76,2 à 86,4 centimètres pour une chute de 198,1 centimètres sur une plaque de granit, à 21 °C environ, ainsi qu'un test de compression. Ces valeurs sont des spécifications d'homologation, mesurées en laboratoire à température contrôlée sur les échantillons soumis à homologation ; ni le manuel ni le cahier des charges ne fixent de seuil d'usure ou de durée de vie.
Ce qu'on lit ailleurs est d'une autre nature. Un fabricant écrit que « l'espérance de vie d'une balle peut varier énormément », qu'un joueur intense « peut user plusieurs balles en une séance » quand un joueur occasionnel « les voit durer bien plus longtemps », et cite le climat et la surface comme facteurs. Il illustre son propos par l'étude de cas d'un club qui aurait cassé 112 balles sur 180 en une semaine avec son ancien modèle contre 1 sur 100 avec le sien : c'est un argument commercial pour un produit, pas une donnée générale, et nous ne le reprenons pas comme telle. Un testeur indépendant rapporte, lui, n'avoir fissuré qu'une balle d'un modèle en six mois — « lors d'une séance très froide au petit matin » — et note qu'un autre modèle « se déforme vite » ; ce sont ses observations, sur ses balles, dans son climat.