Les deux bases que nous citons mesurent le swing weight et le twist weight sur le même appareil d'inertie, avec le même adaptateur de 5 cm qui fixe l'axe de rotation près du bout du manche, et le point d'équilibre sur un dispositif dédié. L'une précise que rien n'est repris de fiches fabricant ni de tiers ; l'autre, que chaque raquette est mesurée avec le même protocole que toutes les autres.
C'est ce qui rend une valeur comparable à l'intérieur d'une base : même appareil, même axe, même opérateur, mêmes conditions. Entre deux bases, les grandeurs sont les mêmes et l'appareil aussi ; ce qui peut différer, c'est l'exemplaire testé, l'opérateur, la calibration, les conditions et, le cas échéant, la version du protocole — et aucune des deux ne publie l'écart d'un exemplaire à l'autre d'un même modèle. Nous en tirons une politique éditoriale, pas une loi : ne pas mélanger naïvement les valeurs des deux bases, faute de pouvoir chiffrer ces écarts.
Le signe le plus visible que les nombres ne se lisent pas hors de leur population tient dans les bandes que chaque base trace pour dire « léger », « moyen » ou « lourd ». L'une place le swing weight élevé à 121 et plus, le moyen de 113 à 120, le bas sous 113. L'autre place le lourd à 117 et plus, le moyen de 111 à 116, le léger à 110 et moins. Ce ne sont pas deux vérités contradictoires : ce sont deux populations mesurées, découpées chacune autour de sa propre médiane.
Une règle de lecture
Notre règle de lecture, par précaution : ne mettez pas côte à côte un swing weight lu dans une base et un swing weight lu dans une autre sans le dire, ni une valeur de base et une valeur annoncée par un fabricant. Choisissez une base, et comparez les modèles à l'intérieur de celle-ci, si possible en les rapportant aux valeurs typiques de leur forme. Un écart de deux points entre deux bases sur un même modèle ne prouve rien ; un écart de deux points dans une même base est une mesure.