Les quatre sources de coaching décrivent le même déclencheur, avec des mots différents : une balle large et basse qui vous tire hors du terrain. Le premier guide en liste trois formes — un dink croisé très angulé qui dérive bien au-delà de votre ligne de côté, un drive ou un reset qui file au-delà de la ligne, un échange de dinks croisés où la balle rebondit près du coin de la zone de non-volée — et note ce qu'elles ont en commun : « la balle est large, souvent basse, et vous éloigne du centre ». Selon Jack Sock, le cas typique est un dink croisé « avec trop de vitesse », dont l'élan emporte la balle au-delà du poteau.
Deux repères visuels sont enseignés. L'entraîneuse Emilia Schmidt dit chercher « un peu de bleu » — la bande de terrain adverse qu'on aperçoit à l'extérieur du poteau quand la balle est assez large ; « si la balle est encore devant vous, au-dessus de la zone de non-volée, c'est un dink normal ». Le premier guide regarde plus tôt, chez l'adversaire : « un angle croisé prononcé, avec un contact bas, est le signe » ; et il insiste sur ce que les sources tiennent pour l'erreur principale, l'hésitation : « au moment où vous avez décidé, vous devriez déjà être en mouvement ».
Un point que ces sources ne tranchent pas : la balle sera-t-elle bonne ? « Parfois, elle sort », écrit le premier guide ; apprendre à le lire est présenté comme la compétence qui sépare ceux qui connaissent l'ATP de ceux qui le jouent. Nous n'avons pas de meilleure réponse : une balle qui sort n'a pas besoin d'être jouée.
L'ATP se fabrique avant de se frapper
« On ne peut pas jouer un ATP sur une balle qui tombe au milieu de la zone de non-volée : il faut d'abord fabriquer la balle large », enseigne Emilia Schmidt. Son exercice : des dinks croisés de coup droit, de plus en plus larges, jusqu'à ce que l'adversaire renvoie une balle qui dépasse le poteau. C'est un conseil d'entraîneuse ; il rejoint l'observation de la fédération française sur les dinks « très croisés » qui ouvrent l'angle.