La différence est fonctionnelle, et deux sociétés savantes américaines la décrivent dans les mêmes termes.
Selon l'American Academy of Podiatric Sports Medicine, les chaussures de running sont conçues pour un mouvement du talon vers la pointe qui propulse le corps vers l'avant, et construites pour absorber les chocs d'une contrainte répétitive ; elles ne sont pas conçues pour les mouvements latéraux, les pivots ni les rotations. Les chaussures de tennis, à l'inverse, sont conçues pour les mouvements latéraux — la source précise qu'elles ne sont pas faites pour propulser vers l'avant et feraient de mauvaises chaussures de course.
L'American Orthopaedic Foot & Ankle Society dit la même chose du côté des sports de court : la plupart exigent de se déplacer vers l'avant, vers l'arrière et latéralement, et un joueur de tennis a besoin d'une chaussure qui soutient le pied lors de changements d'appui rapides d'un côté à l'autre.
C'est exactement ce que pointe USA Pickleball pour son sport : ce n'est pas une question de qualité de chaussure, c'est une question de type d'action.
Ce que ce raisonnement établit, et ce qu'il n'établit pas
Il établit qu'une chaussure conçue pour aller tout droit répond mal à un mouvement latéral, et que c'est une question de conception déclarée par les fabricants et décrite par les sociétés savantes. Il n'établit pas qu'une chaussure de running provoque des blessures au pickleball, ni qu'une chaussure de court les évite : ce lien-là n'est démontré par aucune source que nous citons. Notez aussi que les chaussures de running sont diverses — l'AOFAS rappelle qu'aucune donnée ne tranche entre modèles très amortis et minimalistes — et que nous ne leur prêtons donc pas de forme unique.