C'est la raison d'être du système, et la fédération l'énonce ainsi : les catégories se distinguent en fonction des points distribués — cinq dans le guide de la compétition, six dans les règlements sportifs 2027, qui ajoutent le K1500 sans barème publié.
Mais le nombre de points effectivement attribué ne dépend pas du seul K. Le guide fédéral en donne cinq déterminants : la catégorie d'âge, la catégorie de tournoi, le niveau de jeu du tableau, le rang obtenu et l'effectif du tableau. Autrement dit, gagner un K500 ne rapporte pas mécaniquement 500 points : cela dépend de la catégorie d'âge dans laquelle vous jouez et du niveau du tableau que vous avez gagné.
Points du vainqueur — séniors (+19), tableau de plus de 16 joueurs ou équipes
| Niveau du tableau | K1000 | K500 | K250 | K100 |
|---|
| 5.0 | 1000 | 500 | 250 | 100 |
|---|
| 4.0 | 250 | 125 | 63 | 25 |
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| 3.0 | 63 | 31 | 16 | 7 |
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Le K correspond aux points du vainqueur dans un seul cas de figure
La table ci-dessus vaut pour un périmètre précis, et pour lui seul : catégorie séniors (+19), vainqueur, tableau de plus de seize joueurs ou équipes. On y lit la correspondance exacte — 1000 en K1000, 500 en K500, 250 en K250, 100 en K100 — sur la ligne 5.0 uniquement. Dans le même tournoi, le vainqueur du tableau 4.0 marque 250 points en K1000 et celui du tableau 3.0 en marque 63. Changez de catégorie d'âge, de rang ou d'effectif, et les valeurs changent encore. Nous avons relevé ces nombres ligne à ligne dans le guide fédéral.
Le même écart se retrouve entre catégories d'âge. En +50, le vainqueur d'un tableau 5.0 de plus de seize équipes marque 190 points en K1000, 95 en K500, 48 en K250 et 19 en K100 — soit environ cinq fois moins qu'en séniors, à catégorie et à niveau identiques. Les tableaux jeunes disposent de leurs propres barèmes, encore plus resserrés.
Le K25 ne suit pas du tout la logique de son nom
Aucun barème K25 n'attribue vingt-cinq points à son vainqueur. Selon le guide fédéral 2026-2027, le vainqueur reçoit 5 points en séniors, 4 en +50, 3 en U18 et 2 en U14. Un chiffre de K25 ne se cite donc jamais sans sa catégorie d'âge : on dit « un vainqueur séniors de K25 reçoit 5 points », et non « un K25 distribue 5 points ». C'est cohérent avec sa nature : le K25 est un tournoi à série unique, sans niveaux, dont le cahier des charges exclut les joueurs 5.0.
Deux conséquences pratiques pour un joueur qui s'inscrit.
D'abord, l'effectif est un critère à part entière, pas un simple réglage de profondeur. Le guide publie trois tables — de 5 à 8, de 9 à 16, et plus de 16 joueurs ou équipes. Passer de l'une à l'autre change le nombre de places récompensées : un grand tableau descend jusqu'aux rangs 25 à 32, un petit s'arrête aux rangs 5 à 8. Mais selon la catégorie d'âge et le niveau, l'effectif peut aussi modifier le nombre de points attribué à un même rang, y compris au vainqueur. En séniors 3.0, le vainqueur d'un K100 reçoit 6 points dans les tableaux de 5 à 8 et de 9 à 16, et 7 points au-delà de seize. En +50 niveau 4.0, le vainqueur d'un K1000 reçoit 96 points dans un tableau de 5 à 8 et 95 dans les deux autres. Ne généralisez donc pas à partir de la ligne séniors 5.0, qui est stable d'un effectif à l'autre.
Ensuite, le niveau du tableau peut avoir un effet plus important que le passage à une catégorie K supérieure. En séniors, tableau de plus de seize équipes, le vainqueur du tableau 5.0 d'un K250 reçoit 250 points quand le vainqueur du tableau 3.0 d'un K1000 en reçoit 63. C'est un exemple, pas une hiérarchie générale des cinq critères : le guide fédéral n'en établit aucune.
En K25, les égalités se départagent au détail
Le guide fédéral prévoit une règle propre à cette catégorie : en cas d'égalité, il est possible de départager des paires ou des joueurs en tenant compte de leur différence de sets et de points gagnés. C'est une précision utile en poule, où une égalité à trois est toujours possible.